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Vente des produits de loteries : Loto-Québec fait la sourde oreille aux détaillants

Les dirigeants de l’Association des détaillants en alimentation du Québec sont déçus

Dany Jacques par Dany Jacques
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Article mis en ligne le 15 octobre 2007 à 4:05
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Vente des produits de loteries : Loto-Québec fait la sourde oreille aux détaillants
À l’instar de sa présidente provinciale, Annick Gazaille (Association des détaillants en alimentation du Québec), Dominic Arsenault (président régional) déplore le manque d’ouverture d’esprit du président de Loto-Québec. (Photo Christian Caron)
Vente des produits de loteries : Loto-Québec fait la sourde oreille aux détaillants
Les dirigeants de l’Association des détaillants en alimentation du Québec sont déçus
Le dossier de la vente des produits de loteries continue de vivoter. Malgré des pressions incessantes exercées par les représentants en alimentation des différentes régions du Québec et malgré l’intervention de la présidente de l’Association des détaillants en alimentation du Québec, Annick Gazaille (IGA Magog), le président et chef de la direction de Loto-Québec, Alain Cousineau, ne montre aucun signe d’ouverture.
Et pourtant, comme l’indique Dominic Arsenault (IGA Coaticook), président régional de l’Association des détaillants en alimentation, les irritants sont nombreux.

«Ça fait cinq ou six ans que nous faisons diverses représentations auprès de Loto-Québec pour changer des choses, mais nous n’avons jamais eu une oreille attentive de la part des dirigeants. Et le programme Visez 25 de Loto-Québec a fait déborder le vase», mentionne Arsenault.

Le programme Visez 25 de Loto-Québec en est un qui consiste à exiger une carte d’identité aux clients qui demandent des billets de loterie dans les marchés d’alimentation. Le client doit être âgé de 25 ans pour avoir droit à des billets de loterie. Or, il revient aux employés aux caisses de voir à ce que cette loi soit respectée.

«De façon à s’assurer que les détaillants respectent cette consigne, Loto-Québec a envoyé des inspecteurs sur la route. Ils ont envoyé des jeunes de 22-23 ans qui en ont l’air de 28 et ils nous ont testés. Ceux qui ont été pris en faute ont été rappelés à l’ordre via un rapport en ce sens. Tout s’est fait de façon radicale, sans trop de pourparlers au préalable. Cela a évidemment soulevé bien du mécontentement», déplore Arsenault.

Ce que les détaillants en alimentation veulent, c’est d’un moratoire sur le programme Visez 25. «Nous voulons l’adoption d’un moratoire afin de se donner du temps pour revoir la règlementation, pour redéfinir la loi, signale Arsenault. Il serait souhaitable que les détaillants en alimentation puissent bénéficier d’une plus longue période afin de former leurs employés et de sensibiliser davantage les clients.»

Il semble que la réponse du président de Loto-Québec a été tranchante : pas question de moratoire. Une attitude qui a soulevé l’ire des membres de l’Association des détaillants en alimentation du Québec et de sa présidente Annick Gazaille.

Dominic Arsenault rappelle que ce n’est pas toujours évident pour les caissières, notamment en période de pointe au magasin, d’appliquer cette loi (Visez 25). «Il y a quelques semaines une station de télé est facilement parvenue à piéger le Casino de Montréal qui a laissé jouer trois jeunes d’âge mineur durant une heures. Ils sont incapables de faire respecter leurs propres lois dans leurs propres établissements, mais exigent que nous, les détaillants, puissions le faire soucieusement. C’est facile d’imposer des règles, mais c’est plus difficile d’identifier des mécanismes pour les faires respecter», fait valoir Arsenault avec justesse.

Dominic Arsenault veut être bien compris : «Nous, dit-il, nous voulons continuer de demeurer de bons partenaires d’affaires. Pour l’instant, nous avons plutôt l’impression que Loto-Québec prend tout pour acquis (nos planchers de vente, l’achalandage, la main-d’œuvre, le temps de gestion des loteries en magasin, etc.).»
Autres irritants
Parmi d’autres irritants avec Loto-Québec, mentionnons la marge de profit de 6 % qui, selon l’Association des détaillants en alimentation, ne serait plus suffisante et ne rencontrerait plus les normes de rentabilité. «Au niveau des magasins à grande surface, nous sommes déficitaires et nous aimerions combler cet écart avec l’ajout d’un 2 % additionnel», indique Dominic Arsenault.

Il faut comprendre, dit-il, qu’il faut du temps pour faire la gestion de cette vente de billets en magasin. Un type, par exemple, qui entre chez un détaillant que pour faire valider un billet, exige du temps de la part de la caissière. D’autant plus vrai, qu’il y existe maintenant une variété de billets de toutes sortes, ce qui contribue à rendre la tâche de la caissière encore plus laborieuse.

Bref, afin de palier à cette faille, l’Association des détaillants en alimentation verrait d’un bon œil la mise en place d’une valideuse de type «libre-service» afin de ne pas ralentir les opérations aux caisses.

(Photo Christian Caron)

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