Le porte-parole de la nouvelle Association des citoyens de Magog, Donald Langlais, peste contre la nouvelle facture de la bibliothèque. (photo : Dany Jacques)
Les opposants n'ont pas dit leur dernier mot
Des citoyens réclament de nouveau la bibliothèque dans l'église Sainte-Marguerite
Une trentaine de contribuables sont revenus à la charge à la séance publique du conseil municipal de Magog, le 17 décembre, pour tenter de convaincre les élus d'aménager la future bibliothèque dans l'église Sainte-Marguerite-Marie de Magog.
Le porte-parole de la nouvelle Association des citoyens de Magog, Donald Langlais, a menacé de faire battre à plate couture le futur règlement d'emprunt de 2,9 M $, nécessaire pour autoriser la construction de la future bibliothèque, si les élus n'analysent pas un autre emplacement que l'îlot Tourigny-Laforest. «Je vous le garantis», a-t-il lancé en déclenchant les applaudissements.
L'émotion a presque transformé la période de questions en cirque. Les échanges de contribuables outrés avec le maire Marc Poulin ont souvent été faits en criant et en haussant la voix. Les citoyens rappelaient au conseil que seuls les fous ne changent pas d'idées. «Ouvrez enfin grandes vos oreilles, car on est plusieurs à penser que la nouvelle facture de la bibliothèque est trop élevée», a vociféré Gilles Descôteaux.
Les représentants du nouveau regroupement déplorent que les élus ne prennent pas au sérieux une étude chiffrant à 6,3 M $ l'aménagement d'une bibliothèque à l'intérieur de l'église. Une obstination sur le sérieux des études et une guerre de chiffres criées à tue-tête ont suivi dans le désordre, en direct à TVCogeco.
Ils n'acceptent pas la nouvelle facture de la bibliothèque, qui augmente d'environ 35 % selon leurs calculs, soit de 6,3 M $ à 8,7 M $. M. Descôteaux encourage les élus à refaire leurs devoirs. «Nous souhaitons que la décision sera prise sans pression interne, ni partisane, ni commerciale», propose-t-il.
Le maire Poulin a rappelé que le conseil étudie sérieusement la question de la bibliothèque depuis trois ans. Il précise que toutes les demandes de subventions ont été faites en fonction de l'emplacement situé derrière le Centre communautaire. «On devra recommencer à zéro si on change de place. On analysera peut-être plus sérieusement le site de l'église si les citoyens refusent le règlement d'emprunt, mais je rappelle qu'on doit y injecter 2,6 M en rénovation avant d'y entrer les livres», informe-t-il.
Le conseiller municipal et responsable du projet de la bibliothèque, Michel Bombardier, réplique aux citoyens qui le pointent du doigt et qui pestent contre «la bibliothèque à Bombardier». «Oui, je me bats corps et âme pour ce projet depuis neuf ans, mais je ne suis que le porteur du dossier. Ma tête de cochon a tout de même permis de ne pas reléguer aux oubliettes cet important dossier. Je continuerai à défendre les choix du conseil même si ça me fait perdre mon poste. Je ne m'implique pas pour gagner des élections. On a déjà remporté une grande victoire en convainquant les opposants du départ à la pertinence d'une future bibliothèque à Magog», a-t-il commenté avec sobriété.