Marc Poulin a subi une amère défaite après 23 années au conseil municipal de Magog. (photo : Dany Jacques)
Amère défaite pour Marc Poulin
Marc Poulin dit tourner la page et respecter le choix des électeurs, mais une défaite par 1000 voix contre Vicki May Hamm lui a tout de même laissé un goût amer dans la bouche.
Bon joueur, il a accepté de parler brièvement devant la foule au terme du dépouillement des boîtes de scrutin, dimanche dernier (1er novembre), mais son ton en disait long sur ses états d'âme. «J'ai mené une campagne propre, pas sale, je n'ai rien à me reprocher», a-t-il lancé sans remercier les nouveaux élus, ni serrer la main de la nouvelle mairesse.
Il en remettait le lendemain en défiant Vicki May Hamm de réaliser ses principaux engagements, comme la création de son millier d'emplois, sinon il réclamera haut et fort sa démission.
La poussière est toutefois retombée trois jours plus tard et il n'exigera aucun départ. Il accepte le changement exigé par la population et souhaite bonne chance au nouveau conseil municipal. «J'espère que la fin de la récession aidera les élus à créer des emplois et à annoncer de bonnes nouvelles», commente-t-il.
Il quitte avec le sentiment du devoir accompli avec un bilan satisfaisant à ses yeux au terme de 11 années à la mairie de Magog.
Marc Poulin a vu le vent tourner deux semaines avant le jour du scrutin. «Ça a changé de bord à force de parler de changement et de m'accuser à tort de tous les maux du monde pour les pertes d'emplois», pense-t-il.
Il disait être prêt à 100 % pour la campagne électorale, mais il admet que ses responsabilités de maire lui ont enlevé du temps de préparation pendant la campagne.
En ce qui concerne le vote, il dit avoir perdu la partie en raison de défaites coûteuses dans les districts d'Omerville, des Deux-Lacs et Canton-Ouest. Son vote traditionnellement acquis n'a pas sorti non plus à son goût. «La presque égalité dans le district de Denise-Poulin-Marcotte (Sommets) m'a tué», avoue-t-il.
Marc Poulin joint les rangs des grands noms de la politique municipale en terme de longévité sans interruption au conseil municipal. Il a été conseiller municipal pendant 12 ans, puis maire durant 11 ans, pour un total de 23 ans à l'Hôtel de ville. Sur six élections, il a été élu sans opposition à trois reprises.
L'historien Serge Gaudreau confirme que Marc Poulin marquera aussi l'histoire de Magog en surpassant de grands noms comme Maurice Théroux (maire 23 ans avec interruptions) et Edgar Bournival (conseiller 18 ans au Canton et Ville de Magog avec pauses) en terme de présence ininterrompue.
Yolande Taupier
Commentaire mis en ligne le 7 novembre 2009Convention collective des pompiers échue depuis 2006
et réglée le 23 mars 2009 seulement? Ça allait plus vite pour sauvegarder l'église vide et la dépense excessive de $10 M non urgente et inutile en temps de crise financière, alors qu'un agrandissement et du stationnement additionnel aurait suffit tel que suggéré par VICKI MAY HAMM.
Pourquoi des employés doivent-ils se mettre à genoux et exercer des pressions pour être rémunérés convenablement.
Pourquoi les avoir fait poireauter! C'est un non sens! Sous prétexte de pertes d'emplois?
C'était inacceptable! Les citoyens de Magog n'étaient pas d'accord avec cela!