L’ex-notaire Jean-Pierre Rivard n’aurait jamais voulu frauder
Une trentaine de créanciers et d’investisseurs possiblement floués ont assisté à l’interrogatoire de l’ex-notaire Jean-Pierre Rivard, aujourd’hui (23 novembre), au Palais de justice de Sherbrooke.
Lui, sa femme et trois de ses enfants ont répondu aux questions de Me Alain Thivierge, qui représente la majorité des créanciers, en marge de cette faillite de 4,8 M $.
Diane Daigle, conjointe et secrétaire de M. Rivard, assure qu’elle n’était au courant d’absolument rien, tout comme les trois fils. Mme Rivard a insisté pour dire qu’elle n’a pas apposé elle-même la signature qui porte son nom sur de nombreux documents signés entre le notaire magogois et les créanciers.
Jean-Pierre Rivard n’a pas impliqué sa femme, se contentant de dire qu’il n’était pas là à ce moment et qu’il ne s’en souvenait pas. Il explique les nombreux emprunts par la nécessité de survivre à des problèmes financiers. Il assure qu’il n’a caché aucune somme d’argent et qu’il n’a jamais voulu frauder qui que ce soit. «Je voulais éviter la faillite à tout prix, car c’était une honte pour moi», a-t-il mentionné.
Selon cet homme de 61 ans, le système de prêts se faisait au noir à l’abri de l’impôt. L’argent était tout simplement caché dans son tiroir droit. «Les gens voulaient du gros intérêt. Les gens derrière moi devraient aussi répondre aux questions», a-t-il lancé.
Les créanciers ne croient pas son histoire et parlent d’un «long tissu de mensonges». La plupart le voient directement en prison.
Son nouvel avocat, Maxime Bernatchez, signale que son client collaborera avec les autorités et souhaite un règlement rapide pour éviter les dérapages.
Les enquêteurs de la Sûreté du Québec assistaient à l’interrogatoire dans le cadre d’une enquête concernant M. Rivard.
Plus de détails demain et dans notre édition papier.